Le grand pingouin, les leçons du passé Pierre Gingras Cour et

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Le grand pingouin: les leçons du passé

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Le grand pingouin figure sur l’étiquette de la bière Escousse,

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Pierre GingrasLa Presse

Ainsi disparaissaient officiellement les deux derniers grands pingouins de la planète, même si les historiens estiment que d’autres spécimens ont pu survivre ici et là dans le nord de l’Atlantique, mais en nombre insuffisant pour assurer la survie de l’espèce. Une fin tragique quand on sait que, 300 ans auparavant, ces oiseaux nichaient par centaines de milliers dans les îles de l’Atlantique Nord, mais qu’ils ont été tous exterminés.

Cette épopée n’a pourtant pas empêché l’élimination totale, quelques années plus tard, de nos fameuses tourtes, en si grand nombre disait-on, qu’elles obscurcissaient le ciel du nord-est des États-Unis durant des jours entiers lors de la migration.

Pour sensibiliser le public à la vulnérabilité des espèces animales, le Projet Rescousse a adopté, cette année, le grand pingouin pour figurer sur l’étiquette de la bière Escousse, une bière vendue pour un temps limité, juste pour une «escousse», c’est-à-dire jusqu’à épuisement des stocks. Une partie des profits de la vente, soit 40 cents par bouteille, est remise au Projet Rescousse qui verse l’argent à son tour au Fonds sur la faune en danger de la Fondation de la faune du Québec.

Au cours des récentes années, on a ainsi signalé la précarité du pluvier siffleur, de la rainette faux-grillon de l’Ouest et de l’achukuviti ou phoque d’eau douce. Le Projet Rescousse permet aussi de recueillir des fonds pour la protection des espèces, grâce à la vente de la bière du même nom. «Avec le grand pingouin, nous voulons éveiller notre mémoire collective aux grands désastres du passé pour que de tels événements ne se reproduisent plus jamais», indique un des responsables, le biologiste Alain Branchaud.

D’un poids d’environ 5 kg et d’une hauteur de 70 cm, le grand pingouin ressemblait beaucoup à son cousin le petit pingouin, un oiseau assez fréquent dans l’estuaire du Saint-Laurent, notamment dans l’île Bonaventure. Mais comme les lointains manchots des mers australes, il ne volait pas. Appelé great auk en anglais, le grand pingouin passait environ 10 mois par année en mer et s’installait sur la terre ferme seulement pour nicher. Il était répandu un peu partout dans le nord, notamment aux Rochers aux oiseaux, dans l’archipel des Îles-de-la-Madeleine, mais les deux colonies les plus connues se trouvaient au large de l’Islande et dans l’île Funk, à Terre-Neuve, où on comptait plus de 100 000 couples. L’espèce ne faisait pas de nid et pondait un seul oeuf par année.

Le grand pingouin a surtout été chassé pour sa chair, qui était considérée comme délicieuse. Plus encore, les colonies autour de Terre-Neuve étaient à la fin de la route des bateaux qui traversaient l’Atlantique pour pêcher sur les Grands Bancs. Les marins souvent au bout de leur ration, sinon affamés, considéraient ces rassemblements comme une bénédiction, d’autant plus que les oiseaux étaient extrêmement nombreux et faciles à capturer. Le carnage était considérable étant donné le nombre important de bateaux pêchant dans les eaux canadiennes- pas moins de 380 dans la seule année 1578, rapporte l’Atlas des oiseaux nicheurs du Québec.

Puis de 1770 à 1780, les oiseaux de la colonie de l’île de Funk ont été exploités pour leurs plumes, qui servaient à fabriquer des taies d’oreiller et des matelas. Deux décennies plus tard, le grand pingouin avait complètement disparu de l’île.

Sur la côte scandinave, au sud de l’Islande, la plus grande colonie s’était établie dans une île volcanique inaccessible aux bateaux en raison des courants dangereux. Mais en 1830, une éruption finit par engloutir complètement l’endroit obligeant les oiseaux à s’établir ailleurs, dans un îlot plus accessible aux gens de la côte qui découvraient alors une nouvelle source de nourriture à leur portée. La chasse abusive vint finalement à bout de tous les oiseaux de la nouvelle colonie de l’île Edley, exception faite des deux derniers découverts en juin 1844, un couple qui couvait un oeuf.

Un seul pingouin, plusieurs manchots

L’origine du mot pingouin reste obscure. Le terme, qui était déjà utilisé au milieu des années 1500, viendrait du breton ou du gallois «pen», faisant référence à tête et «guen» à blanc, une allusion à la tache blanche située de part et d’autre du bec de l’oiseau.

D’autres étymologistes estiment plutôt que le mot vient du portugais ou de l’espagnol. El pinguino désignait non seulement le grand pingouin, mais aussi un met agréable après des semaines de rationnement en mer. Il semble que les deux termes aient été fondus en un seul par les populations de pêcheurs d’origines ibériques et bretonnes qui fréquentaient simultanément la région de Terre-Neuve.

Plus tard, lorsque les explorateurs anglais se sont dirigés vers l’Antarctique, ils ont spontanément donné le nom de penguin à ces oiseaux semblables à l’espèce nordique qui était alors presque disparue. Par contre, les explorateurs d’origine française optèrent pour le nom manchot, une allusion aux petites ailes de l’oiseau.

Le terme pingouin ne désigne aujourd’hui qu’une seule espèce, le petit pingouin, un oiseau de mer qui vole très bien (razorbill, en anglais). Il niche dans l’Atlantique Nord, de l’Arctique au Maine et jusqu’aux îles britanniques. C’est un anglicisme et une erreur trop fréquente de désigner les diverses espèces de manchots par le mot pingouin.

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