PÉTROLE DE L'ÎLE D'ANTICOSTI, ON RACONTE TAG Shawinigan

Lundi 07 déc 2015

 
 
 
 

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PÉTROLE DE L’ÎLE D’ANTICOSTI: ON RACONTE N’IMPORTE QUOIDans Chroniques31 août 2015Yves-François Blanchet
On ne connaît ni la quantité, ni la nature, ni les impératifs technologiques d’exploitation des hydrocarbures de l’île d’Anticosti. Crédit Images Youtube

1ere partie
J’ai un grand respect pour l’IRIS (Institut de recherche et d’information socio-économique).  Ils ont le courage de pencher à gauche.  Résolument. 

 
Ça n’implique pas d’avoir raison, mais dans les brumes glauques de notre actualité politique, face à des gouvernements pour qui la science est suspecte et la comparaison avec la Grèce un outil de propagande, l’IRIS apporte une intrépide contribution au débat social et joue un rôle précieux d’éveilleur de consciences.
L’IRIS est de ceux qui souhaitent la fin de la combustion des hydrocarbures à des fins de production d’énergie.  La fin du pétrole.   Moi aussi.  Vos moteurs, votre chauffage parfois, l’essentiel du transport commercial en dépendent cependant.  Personne ne prétend qu’on puisse se débarrasser du pétrole du jour au lendemain. Assurément pas l’IRIS.  Peut-être quelques illuminés en colonies urbaines bien desservies par le transport en commun qui se moquent de jeter les régions dans la pauvreté.  Tout le débat est alors affaire de quand et de comment.
C’est dans cette discussion que s’inscrivent le projet d’explorer – ou d’exploiter, selon le point de vue – les ressources en hydrocarbures de l’Île d’Anticosti et l’étude du professeur Bertrand Schepper publiée par l’IRIS.
Disposons tout de suite de la fable d’Anticosti Paradis sauvage. Il y a longtemps que l’Humain a bousillé l’équilibre écologique de cette île près de 17 fois plus vaste que l’île de Montréal (7716 km2 contre 483 km2). Sans les loups, prédateurs naturels qu’on a exterminés, les chevreuils s’y multiplient à un rythme tel que ce sont les arbres qu’il faut en protéger!
Paradis, oui, mais du riche américain qui ne veut pas quitter siège et scotch pour abattre sa bête et exalter sa virilité. Il y a des secteurs d’une rare biodiversité tant terrestre que marine sur l’île et autour de l’île, en effet, et le saumon y trouve un de ses derniers refuges, mais ça ne fait pas de la totalité de cet immense territoire un paradis perdu et vierge à protéger.
L’IRIS choisit de faire état de quelques 360 millions de barils de pétrole brut potentiellement exploitables en 30 ans. En revanche, pour les fins de l’argument, elle attribue la totalité des émissions de gaz à effet de serre (GES) – ces responsables prouvés du réchauffement climatique – à une seule entreprise pour affirmer qu’elle deviendrait le second plus gros émetteur au Québec.
Si la crédibilité d’une intervention suggère d’éviter ces raccourcis, il est clair que l’impact économique est bien moins significatif parce que l’exploitation requière au moins 30 ans (12 millions de barils/an). On doit alors étaler aussi les émissions de GES qui devront être absorbées par le Système de plafonnement et échanges de droits d’émissions (SPEDE, Bourse du carbone Québec-Ontario-Californie).
Les promoteurs de l’exploitation des hydrocarbures d’Anticosti, eux, parlent sans hésiter de 40 milliards de barils de pétrole. L’enjeu serait alors d’établir le pourcentage de cet or noir pouvant réellement être extrait par fracturation hydraulique ou, dans une moindre mesure, par forage traditionnel.
Les gouvernements, tant péquiste que libéral, ont adopté le scénario jovialiste pour faire miroiter la fin des importations pétrolières. Le Parti québécois évoque «l’indépendance énergétique», grand pas vers l’indépendance politique alors qu’ironiquement, elle doit d’abord être vue que comme un progrès vers une économie plus verte.
Rien n’est si simple. D’abord, on ne connaît ni la quantité, ni la nature, ni les impératifs technologiques d’exploitation des hydrocarbures – gaz naturel et pétrole – de l’île d’Anticosti.  Tout le monde fait de la politique avec ça.D’abord le Parti québécois pour prouver que leur gouvernement était « open for business », puis le Parti libéral parce que leurs amis le leur demandent. Chacun feint de croire aux plus invraisemblables des chiffres.
Ensuite, il faudra développer d’imposantes infrastructures. Pas tant les plateformes dans le cas très probable de fracturation hydraulique ou au gaz. En effet, il faudrait des centaines de plateformes pour exploiter cet hypothétique pactole mais collées les unes aux autres, elles ne représenteront encore qu’une fraction infime de la surface de l’île.
En revanche, les routes, les coupes de bois, les oléoducs, les résidences temporaires, les déchets et les eaux soutirées aux rivières et souillées représentent un drame écologique évident. Quel serait alors le coût de la protection des milieux naturels ou de leur complète (?) restauration? C’est ça, la vraie condition et la vraie question!
Ce coût doit être soustrait des revenus du projet, et je suis absolument certain que les entreprises feront tout pour s’y soustraire sous l’oeil faussement indigné des gouvernements.

Yves-François Blanchet
ÉDITEUR
PROFIL

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